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Tantra : origines (I)

vajrayoginimandalaFondement du Vajrayâna

« Le bouddhisme tantrique ou Vajrayâna (véhicule de Diamant) – appelé aussi Tantrayâna – est le courant le plus tardif du bouddhisme. Il se développe au IVème siècle sur la terre indienne, et propose une voie de libération radicale et très différente des écoles du bouddhisme ancien (Srâvakayâna, Theravâda, Hînayana), dont la doctrine est fondée sur le salut individuel par la vie monacale et ascétique, et pratiqué aujourd’hui en Thaïlande, en Birmanie, au Laos, au Cambodge et à Ceylan.

Le Mahâyâna (Grand Véhicule) enrichit et élargit le bouddhisme primitif, introduit l’idéal du bodhisattva, être ayant atteint l’Eveil mais qui par altruisme et compassion, a fait le voeu de renoncer temporairement au nirvâna, à l’état de Bouddha, et de revenir dans le cycle des renaissances pour sauver toutes les créatures de la souffrance. »
Extraits de « Tantra de Chandamahârosana »

« Vers le début de l’ère chrétienne, le mouvement du Mahayana commença à se propager, insistant sur la nécessité de l’altruisme dans la progression spirituelle. Petit à petit, d’autres mouvances internes apparurent et l’on évoqua le bouddhisme – de manière très schématique – selon deux yana ou « véhicules » : le petit véhicule, ou véhicule des Anciens, c’est-à-dire le bouddhisme fondamental, et le grand véhicule, sa relecture développant l’altruisme. C’est au sein de ce système que s’est développé le vajrayana ou « véhicule du diamant », le bouddhisme tantrique.

Traditionnellement, il est présenté comme le troisième volet des enseignements énoncés par le Bouddha, indissociable par conséquent des deux premiers et justifié de façon assez simple.
Le premier cycle d’enseignement, diffusé par le petit véhicule, insiste sur l’éthique et la méditation et son objectif est d’obtenir la libération des souffrances pour soi.
Une fois l’éthique solidement ancrée dans tous les actes – physiques, mentaux et oraux –, le second cycle insiste sur la nécessité de la compassion et de l’altruisme pour rendre manifeste ce qu’est la nature ultime de l’esprit, qui est tout à la fois lumière, vide, connaissance et sagesse. L’altruisme conduit le pratiquant à dédier la totalité de son existence au bien d’autrui, y compris les fruits de sa démarche spirituelle. C’est dans ce système que l’on trouve les bodhisattvas, ces « êtres d’éveil » dont les vies sont entièrement tournées vers le soulagement des souffrances physiques, mentales et spirituelles de tous les êtres, de l’insecte à l’homme en passant par toutes les gammes d’existence reconnues par le bouddhisme – êtres infernaux ou divins, esprits avides, dieux jaloux.
Une fois l’éthique et la motivation altruiste acquises, le troisième et dernier volet, celui du bouddhisme tantrique, propose une série d’enseignements d’ordre philosophique, spirituel et physique. La démarche consiste à reconnaître l’ultime réalité, que bien et mal, vertus et vices, sont d’une seule et même nature dénuée « de toute origine, de toute cessation, de toute localisation ». »
Extraits de « Le bouddhisme tantrique au Tibet » de Laurent Deshayes

Cet article contient des mots qui cherchent à décrire ce qu’est ou ce que n’est pas Tantra à mon sens.  La  meilleure compréhension restant l’expérimentation, je vous invite à expérimenter Tantra !

Eric

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