Livre d’or, page 4

20/06/2014, Massage 1ère fois

« A celles qui hésitent.

C’était la première fois que je recevais un massage tantrique. Après avoir testé plusieurs sortes de massages bien-être, j’ai voulu tenter cette expérience pour continuer à guérir et à me réapproprier mon corps.

Au tout début, j’étais un peu angoissée par la phase méditation, mais n’en ai rien laissé paraître je crois, tout en indiquant que c’était également une première. J’ai écouté les indications simples d’Eric, me suis laissée guider et ai finalement apprécié ce moment.

L’ambiance était propice au relâchement –  musique de fond, chaleur, odeur de l’huile – le regard franc, la voix calme et les mains d’Eric ont fait le reste.

Le massage a été délicat, bienveillant. Ses mains sont passées sur un endroit de mon corps dans les débuts du massage, sans s’y attarder, et j’ai été déstabilisée de découvrir en un battement de cil une zone érogène totalement insoupçonnée. Mon cerveau a immédiatement repris le contrôle et j’ai mis un peu de temps à me relâcher.

Peu à peu, je me suis laissé vivre ce moment. Si bien qu’au cours du massage, une envie m’est venue. Bien qu’Eric m’y ait clairement invitée lors de la présentation tout en se réservant le droit d’y répondre, je n’ai pas osé formuler ma requête – difficile de demander quoi que ce soit quand on a étouffé ses désirs depuis longtemps. Cette demande n’aurait objectivement eue aucune raison de se voir opposer un refus, tant elle est anodine au fond, mais je n’ai tout simplement pas osé. La prochaine fois peut-être…

Le fait est qu’Eric a, par la suite, atteint d’autres zones érogènes (la nuque et le creux des reins), que j’ai mis mon cerveau sur off et me suis autorisée à frémir.

J’ai cependant éprouvé une difficulté à ce qu’Eric touche mon deuxième cerveau, à savoir mon ventre, qui est à la fois sensible et source de complexes. Je pense que c’est la position fœtale qui m’a mise dans une position de vulnérabilité sur ce point. Je me suis sentie mieux dès que mes hanches étaient un peu plus basculées vers l’extérieur.

Là encore, Eric m’avait pourtant indiqué que je pouvais m’exprimer au cours du massage ou bouger pour ajuster la position de mon corps, que la séance était libre, ouverte et que c’était mon massage plus que le sien.

Au final, pour être parfaitement honnête, j’ai eu envie de le toucher en retour, sans intention sexuelle, mais en remerciement et dans une envie de partage, pour ne pas rester dans cette position de receveur « égoïste ». Notez que je n’ai jamais eu ce genre d’élan lors d’autres massages, c’est bien qu’il se joue autre chose ici.

Au sortir de ce massage, je suis dans un état de grand relâchement et ressens une douce torpeur.

J’en suis aux balbutiements de mes ressentis mais intuitivement, comme une musique qui nous touche à la première écoute et que réécouter sans cesse permet d’approfondir et de vivre différemment, il me semble que le massage tantrique s’apprivoise pour s’autoriser à découvrir d’autres sensations, pour avoir un autre niveau de lecture et atteindre une conscience viscérale de soi.

En conclusion, je compte réitérer ce moment. Une conjonction de facteurs sont nécessaires, à mon sens, pour en profiter : il faut avoir confiance dans le masseur – ce qui a été le cas instantanément – arriver à lâcher son cerveau gauche, analytique, et ne pas faire de projections sur ce que ressent le masseur en touchant ce que l’on peut vivre comme une gêne : dans mon cas, le grain de ma peau, mes formes disgracieuses (aucune posture de coquetterie ici, je suis en surpoids avéré) ou encore le regard de l’autre et l’image que je peux donner de moi si je m’abandonne.

En un mot : osez. Vous le valez bien. »

M., Traductrice, Paris

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16/05/2014, Massage de la Yoni

« Hier, c’était ma « première fois » en ce qui concerne le massage de la Yoni  : oh là là ! J’avais demandé à notre bon Eric de m’expliquer la différence entre masturbation et massage de la Yoni, mais lesdites explications n’avaient pas l’air d’être claires ou dans sa tête ou, plutôt, dans son élocution, ce n’est pas évident ; je lui ai fourni quelques pistes et nous en sommes finalement venus à « ce ne sont pas les mêmes gestes, ce n’est pas le même but » (ce que je peux maintenant confirmer). Bon, j’étais fixée mais pas pour autant rassurée.

Les « premières fois » sont souvent difficiles, première dictée, première apparition en public, première visite chez le gynéco, etc, etc… Dans le cas présent, aucune crainte, aucune gêne (aussi bizarre que cela puisse paraître), aucun a priori, que du calme, de la sérénité et de l’abandon. Toujours ce toucher d’une infinie douceur qui évacue, en ce qui me concerne, toute sensation sexuelle et même sensuelle (curieux, non ?) et ne laisse place qu’à une sorte de délice, de félicité, proche de ce que  l’on ressent lorsqu’on laisse fondre sur la langue un bonbon à plusieurs saveurs qui nous apporte à chaque seconde un plaisir différent mais toujours exquis (mais en beaucoup mieux !). Je crois avoir enfin connu le « lâcher-prise ». En arrivant chez moi j’ai eu ce qu’on pourrait appeler un petit « coup dur » que j’ai pris comme il venait, sans colère ni amertume : le massage a, sans aucun doute, quelque chose à voir avec cet état de plénitude, de calme et d’empathie qui ne me caractérise pas toujours. Mesdames, n’hésitez surtout pas, ne boudez pas votre plaisir, ce serait dommage.
En ce qui me concerne, la prochaine fois je me ferai faire un DOUBLE MASSAGE ! »

Dominique, Paris

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